«

»

Sep 05

Examen du rapport initial de Madagascar concernant la protection des travailleurs migrants le 4 et 5 septembre 2018 au Palais Wilson, à Genève

Madagascar n’a pas failli à ses obligations de soumission de rapports sur la mise en œuvre des instruments juridiques internationaux des Droits de l’Homme malgré la crise sociopolitique qui a secoué le pays depuis 2009.

En application des dispositions de l’article 73 de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille et conformément aux directives spécifiques à l’instrument, le Gouvernement, par le biais du Comité Interministériel de Rédaction des Rapports des Droits de l’Homme, a établi le rapport initial de Madagascar.

Le rapport est un document relatant les progrès réalisés par Madagascar dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions visant essentiellement la protection des travailleurs migrants et les membres de leur famille.

Ce rapport à été présenté par la délégation officielle conduite par Madame  HARIMISA Noro Vololona, Le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice ; et examiné par le Comité d’Experts pour les Travailleurs Migrants les 04 et 05 Septembre 2018, durant la 29ème session qui a débuté le 03 Septembre 2018 au Palais Wilson à Genève

La délégation est aussi composée par : le Général de Division Jean Christophe RANDRIAMANARINA ,  Secrétaire d’Etat auprès du Ministère de la Défense Nationale chargé de la Gendarmerie ; les membres du Comité interministériel de rédaction et de suivi des droits de l’homme issus des Ministères de la Justice, des Affaires Etrangères, de la Sécurité Publique, et de la Fonction Publique, du Travail et des Lois Sociales. Ils sont accompagnés à Genève par Madame  Véronique RESAKA, Représentant Permanent de Madagascar auprès de l’Office des Nations Unies à Genève et ses collaborateurs.

Durant la cérémonie d’ouverture , Mme Gilmore, le Haut-Commissaire Adjoint a souligné que cette année est remarquable pour les droits de l’homme, en rappelant qu’elle marque le 20e anniversaire de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme et le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme.  Ceux qui ont la chance de servir le système des droits de l’homme ne doivent pas se détourner de leurs devoirs et de leurs responsabilités; la seule loyauté due est à l’égard de ce/ceux que l’on sert, et dans le cas ici présent, il s’agit des migrants et de leurs familles, a souligné la Haut-Commissaire adjointe.  C’est uniquement à eux qu’il faut rendre des comptes, a-t-elle insisté, ajoutant que c’est dans ce cadre que les anniversaires susmentionnés peuvent être importants.

Elle a insisté sur le rôle du Comité pour aider à définir quelles seront les obligations concrètes des États que devra contenir le pacte mondial sur les migrations.

Cet examen constitue une opportunité pour Madagascar afin d’exprimer au niveau international,  son engagement en faveur du respect, de la promotion et de la protection des droits de l’homme en général. C’est également une occasion pour présenter les difficultés rencontrées pour la mise en œuvre de la Convention ainsi que les défis à relever. Il faut savoir que tout pays ayant un attachement aux principes liés aux droits l’homme  bénéficie  de la confiance de la communauté internationale. Ce qui favorise le renforcement de la coopération internationale dans tous les domaines intéressants les droits de l’homme.

Aussi, la présence de la délégation malagasy à Genève et sa participation à cette 29ème session, relèvent d’une importance particulière.

A l’issue de cet examen, le Comité adressera des recommandations à l’endroit de Madagascar pour améliorer et renforcer la promotion, le respect et la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille.