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Mar 09

Atelier de validation sur la refondation et le repositionnement des Juridictions Financières

L’atelier se déroule à l’Hôtel des Thermes Antsirabe du 07 au 10 mars 2017. Il est financé par la Banque Africaine de Développement avec comme organe d’exécution le Programme d’Appui à la Gouvernance Institutionnel (PAGI).

Il fait suite à l’atelier sur le même thème qui s’est tenu en décembre 2015 à l’Ecole Nationale de la Magistrature et des Greffes (ENMG) et à l’issue duquel des résolutions ont été prises. Toutefois, certains points n’ont pas encore fait l’objet de résolutions.

Pourquoi cet atelier ? Il s’inscrit dans la logique de la promotion de la bonne gouvernance préconisée par la Politique Générale de l’Etat. La PGE (PGE) qui a fait remarquer que «Madagascar figure parmi les pays du continent africain qui a connu une forte régression en matière de gouvernance », notamment « une gestion des affaires publiques inefficiente et un mécanisme de contrôle inefficace. » Ainsi, au titre des orientations stratégiques de la PGE, il y a lieu « d’améliorer la gouvernance financière et économique pour une plus grande efficacité et pour une gestion transparente et efficace des ressources naturelles ; d’instaurer la culture de redevabilité à tous les niveaux. »

De plus, en tant que membre de l’INTOSAI ou Organisation Internationale des Institutions Supérieures de Contrôle, la Cour des comptes se doit de se conformer aux principes et normes internationaux, notamment à la Déclaration de Lima en 1977 et à celle de Mexico en 2007. A cet effet, une mise en conformité des juridictions financières aux impératifs d’indépendance et de professionnalisme, se révèle urgente.

Toutefois, la Cour des Comptes s’avère être un organe de contrôle encore méconnu du public et des pouvoirs publics. Or, le contexte national et international interpelle toutes les institutions supérieures de contrôle des finances publiques (ISC) à plus exercer et mieux exercer leurs contrôles afin de garantir la transparence, la redevabilité et la bonne gouvernance. En effet, les contribuables doivent être informés de la gestion de l’argent public

dont ils sont les premiers pourvoyeurs, et l’image de la gouvernance du pays aux yeux des partenaires techniques et financiers doit être reflétée.

Compte tenu de tout ce qui précède, la tenue du présent atelier constitue un jalon du processus de renforcement de la bonne gouvernance financière. Ainsi, face à ce contexte et aux attentes de la société, la Cour des Comptes doit chercher tous les moyens et déployer tous ses efforts pour se tailler une place dans le monde du contrôle des finances publiques en tant qu’institution supérieure de contrôle et en tant qu’organe de contrôle externe.

L’organisation d’un atelier sur « le repositionnement et la refondation de la Cour des Comptes malagasy » concrétise cette quête vers l’indépendance et l’autonomie administrative et financière.

L’atelier a, de ce fait, pour objet la validation des principaux points, la finalisation des travaux et les réflexions sur la stratégie à adopter pour concrétiser les résolutions.